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La charge mentale : une plaie pour notre vitalité !

Savez-vous combien de pensées traversent notre mental chaque jour ? Environ 60 000 !                               

Oui oui 60 000. Alors bien évidemment, nous accordons plus ou moins de crédit à certaines d’entre elles alors que d’autres sont totalement inconscientes.

On peut d’ailleurs classer ces pensées en 3 catégories :

  • Les simples impulsions électriques qui ne sont pas associées à une émotion particulière.
  • Les pensées d’anticipation, d’organisation, planification : penser à faire telle ou telle chose.
  • Les pensées discursives : elles opposent la réalité telle qu’elle est à la réalité telle que l’on voudrait qu’elle soit. « Je suis là et j’aimerai plutôt être là… ». « Il m’a dit cela, j’attendais qu’il me dise autre chose ».

Les pensées discursives sont énergivores

Lorsqu’une pensée ne satisfait pas notre réalité, ou bien lorsqu’elle est opposée à nos attentes, notre vision du monde, cela est générateur de tension. Notre mental et notre corps accordent une grande partie de notre énergie vitale, à cette tension génératrice de stress. Un état émotionnel, vous envahis : inquiétude, tristesse, colère, frustration, culpabilité…

Vous est-il déjà arrivé lorsque vous êtes préoccupé par une chose précise d’avoir la sensation qu’il n’y a plus rien autour ? Que vous ne pouvez pas vous concentrer sur autre chose ? Comme si votre mental était happé par une pensée ou un flux de pensées trop imposants ?

Nous sommes loin de mesurer en tant qu’individu la puissance de notre cerveau qui a tendance à guider nos actes par sa voix. Le raisonnement, la réflexion est très présente dans notre société et ce dès notre plus jeune âge… A l’école, nous devons être bon élève, bien étudier, étant adulte, avoir une bonne carrière. Et plus nous sommes performants, mieux c’est !  Cette quête de perfection, est très axée sur l’intelligence du cerveau, sur la raison, les bonnes manières, les croyances… Tellement que nous finissons par nous éloigner de ce que nous sommes vraiment. Nous préférons écouter l’intelligence du cerveau, plutôt que celle du cœur. Je pense à cette image des petits diables et anges au-dessus de notre tête… Qui apparait en premier ? L’ange… qui représente la voix du cœur et de l’intuition, et qui apparait tout de suite derrière pour reprendre le dessus ? Le diable… symbolisant le raisonnement et la peur !

La peur : entrave de notre liberté

C’est entre autres cette peur, rattachée à notre histoire, depuis notre enfance et ce dès la vie intra-utérine qui crée autant de tension dans notre équilibre intérieur. A force d’avoir suivi la raison, et de ne pas avoir écouté ce que nous sommes vraiment, par éducation ou croyances, nous nous limitons dans notre épanouissement, notre liberté d’être. Tant que nous donnerons autant de crédit à notre mental, il dirigera notre vie et risquera fort d’entraver notre bonheur. Nous risquons de vous retrouver continuellement en conflit intérieur entre notre essence même et notre mental.  

Pouvons-nous faire taire le mental ?

Non bien évidemment. Il ne faut pas oublier que le cerveau est une merveilleuse machine dont nous avons besoin pour réfléchir, analyser, comprendre les choses afin d’évoluer et de nous faire prendre des décisions, pour assurer notre survie. Et sachez pourtant, que les études montrent que nous n’utilisons notre cerveau qu’à 10% de sa capacité ! Mais revenons au sujet principal de cet article qui est l’impact de la charge mentale.

Distractions digitales = charge mentale accrue !

Comment lisez-vous cet article ? Avec un fond sonore ? Ou au calme ? Avez-reçu une notification ou un email qui vous a détourné de la lecture ? Ces exemples-là vous parlent-ils ?

Aujourd’hui, chacun d’entre nous est équipé d’un ordinateur ou d’une tablette, et d’un téléphone portable. D’ailleurs, je crois vraiment que le téléphone, perd de manière croissante sa fonction principale ne remarquez-vous pas ?

Je vous propose de vous observer, d’observer les individus autour de vous un instant… et remarquez à quel point le digital a pris une place primordiale dans notre vie. Ce n’est plus la machine qui est dirigée par l’homme mais bien la machine qui dirige l’homme à présent ! Que ce soit au travail, dans un lieu public ou à la maison, tout le monde a la main collée sur son téléphone.

Les informations viennent à nous sans que nous ayons à le demander. Ou si ne le faisons, l’algorithme d’internet nous ramènera toujours à cette information que nous avions recherchée. Nous sommes en quelques sorte traqués, comme pris dans une toile d’araignée dont il est difficile de nous défaire car si elle n’est pas mesurée, elle peut avoir à des conséquences nocives. Elle est, je le crois, une forte source de perturbation mentale, physique, relationnelle et même émotionnelle.

Savez-vous que lorsque nous sommes concentrés à effectuer une tâche et que nous sommes distraits, notre cerveau met environ 5 min avant de pouvoir se re concentrer pleinement !  Notre cerveau, par nature, a horreur du vide, alors il a tendance à emmagasiner beaucoup d’informations, de réflexions, comme nous l’avons vu précédemment. De plus ces appareils émettent et reçoivent constamment des ondes électromagnétiques qui polluent notre vitalité. Il n’est alors pas étonnant que nous nous sentions fatigués à la fin de la journée !

Une entrave à la communication saine

Je referme cette parenthèse sur le lien entre le cerveau et le digital par l’impact des distractions sur la communication et la relation entre les individus.

Aujourd’hui, je remarque qu’il est de plus en plus difficile d’entretenir un contact de qualité, un échange avec quelqu’un sans que le téléphone portable soit à portée de main. Ne trouvez-vous pas frustrant d’avoir un échange avec une personne qui a les yeux rivés sur son téléphone, alors que vous êtes en train de lui parler ? Il faut savoir que notre cerveau est monotâche. Il ne peut pas se concentrer sur le discours de son interlocuteur avec attention, tout en écoutant une information sur son appareil. C’est impossible ! En conséquence de cela : aucune information n’aura été perçue convenablement et nous fragilisons notre capacité de concentration, de mémorisation et de performance. Sans parler des conséquences relationnelles nocives que cela engendre, mais c’est un autre sujet.

Quelques conseils pour prendre soin de sa santé mentale :

  1. Observez, notez et exprimez les pensées « parasites » qui polluent votre mental, cela leur donne moins d’importance et soulage la charge mentale énergivore que vous cumulez.
  2. Privilégiez le calme, le silence, surtout lorsque vous devez vous concentrer.
  3. Si vous faites une activité physique intense au quotidien, privilégiez une action ou une pause intellectuelle qui vous apportera un équilibre et à l’inverse si vous sollicitez beaucoup votre cerveau, une activité physique vous sera bénéfique.
  4. Effectuez une seule tâche à la fois. Vous gagnerez bien plus en efficacité que si vous faisiez plusieurs choses à la fois.
  5. Privilégiez les actions importantes le matin. Votre cerveau est plus frais et disponible à ce moment de la journée.
  6. Eloignez et déconnectez les appareils numériques dès que possible ! La majorité des informations qui viennent à vous ne sont pas vitales.
  7. Mettez votre téléphone en mode avion s’il est dans votre chambre la nuit.
  8. Soyez disponible pour un vrai dialogue. Que ce soit dans vos relations professionnelles ou privées, veillez à vraiment écouter votre interlocuteur, la relation n’en sera que meilleure.

Nous sommes tous maîtres de notre vie. Nous sommes responsables de notre épanouissement, de notre santé, de notre qualité de vie. Notre bonheur n’est pas tributaire du monde extérieur contrairement à ce que pensent beaucoup d’entre nous.  Nous avons le choix de nous laisser porter par la spirale infernale de notre société ou de prendre de la distance et de faire preuve de discernement quant à nos actions et nos choix. En conclusion, chacun détient les clefs de son bonheur…

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Merci à Emilie Landa pour ce bel article écrit pour Ondorama dans le cadre d’un échange rédactionnel. Voici ses coordonnées :

Emilie LANDA – Formatrice en Gestion du Stress

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